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N°108 - Septembre 2008
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Par La rédaction

 
 

Chì c'hè torna ?

 
 

L'actu corse en quelques brèves

 
 

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Le parquet fait appel de la libération de Jo Peraldi


L'administration pénitentiaire a fait état d'un détenu modèle, le JAP (juge d'application des peines) a accordé une libération conditionnelle mais le parquet de Paris, lui, ne l'entendait pas de cette oreille. Sitôt prononcé le jugement permettant la libération conditionnelle de Joseph Peraldi, dit « Jo », condamné le en 2005 à 15 ans de réclusion pour avoir participé aux attentats contre la DDE et l'Urssaf d'Ajaccio le 25 novembre 1999, le parquet de Paris a immédiatement fait appel de la décision. Contacté par club-corsica, maître Pascal Garbarini s'est dit « particulièrement surpris de cet appel » qu'il a qualifié de « mouvement d'humeur » du parquet. Dans son jugement rendu hier, Bernard Lugan, vice-président du TGI de Paris chargé de l'application des peines a accordé à Jo Peraldi sa mise en liberté conditionnelle, contre l'avis du ministère public. Celle-ci aurait du intervenir sous surveillance électronique à compter du 1er septembre prochain, puis en régime normal à partir du 1er mars 2009. La décision a été notamment motivée par les avis rendus par le représentant de l'administration pénitentiaire, qui a fait état du « comportement irréprochable » du détenu et son « rôle de modérateur et de conciliateur ». Idem pour le JAP de Bastia, dont l'avis favorable s'est appuyé, entre autres, sur les activités de formation et d'enseignement de Jo Peraldi. AA (Une information club-corsica.com)

 
 

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Branchés et People, la Corse attire


Entre les moustiques et les méduses, les people figuraient déjà parmi les plaies les plus lancinantes de l'été corse. Il faut désormais y ajouter les politiques, si tant est qu'une différence existe encore entre ces deux catégories de personnalités.
La saison 2008 restera de ce point de vue un excellent millésime. Outre les habituels demi-chansonniers, starlettes de télé et amuseurs publics plus ou moins inspirés, l'île de Beauté accueille cette année une palanquée de responsables politiques parmi lesquels les habitués Jean Sarkozy (origines obligent), Bernard Kouchner (visiteur régulier de Sperone) ou Xavier Bertrand (dont la femme est originaire de Balagne) mais aussi Christine Lagarde, Jean-François Copé, Bernard Laporte, Dominique Paillé (conseiller du président de la République) ou Franck Louvrier (le responsable de la com'élyséenne). Leur point commun : Nicolas Sarkozy, bien sûr. De là à imaginer qu'ils aient choisi cette estivale destination pour complaire à leur présidentiel patron, il n'y a qu'un pas que franchissent - sotto voce - quelques téméraires. Mais au fait, pourquoi la Corse ? La réponse vient d'un spécialiste en vacances de people en la personne d'Hugues Royer, chef d'édition de l'hebdomadaire Voici. Et la réponse qu'il a fourni au site Internet du journal Marianne vaut son pesant de crème solaire. « La Corse a deux grands atouts : on reste en France mais avec de l'exotisme, a analysé l'expert avant de poursuivre : Mais la Corse est aussi une destination branchée et people. » En clair : un bronze-culs pour jet-setters... AA

 
 

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Cavallo. Isula morta


« L'îlot aux milliardaires » est-il devenu une île à la dérive ? Oui, à en croire le Corse-Matin. Dans son édition du 2 août, le quotidien est longuement revenu, dans une enquête remarquable signée Pierre Claverie, sur le « mythe » de ce morceau de terre devenu à l'orée des années soixante-dix, le refuge de la jet-set. « Hormis les déboires de la station, on peut relever des décharges sauvages non loin de quelques bâtiments déjà ruinés alors qu'ils n'ont même pas été terminés » note le journaliste, qui dresse un tableau apocalyptique de Cavallo : un port de plaisance « quasiment vide » un 25 juillet, les murs du village des pêcheurs perclus « de lézardes qu'on tente vainement de reboucher au dernier moment », « fils électriques qui courent sur des trottoirs défoncés, peintures écaillées, portes enfoncées »... Encore un mythe « corse » qui fout le camp. Et, accessoirement, un papier comme on aimerait en lire plus souvent. AA

 
 

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Grandes fortunes, pas de Corse dans le Gotha


D'aucuns s'en étonneront, d'autres s'en féliciteront peut-être : aucun entrepreneur corse ne figure au classement 2008 des 500 plus grosses fortunes professionnelles françaises, publié dans le dernier numéro de l'hebdomadaire Challenges. Entre les 21 milliards d'euros de la famille Mulliez (Groupe Auchan) et les « petits » 59 millions du restaurateur Olivier Sadran, aucune trace des capitaines du BTP ou patrons de la grande distribution insulaire. Même l'armateur Pascal Lota (Corsica Ferries), qui avait fait son entrée au classement 2007 avec une fortune estimée à 60 millions, disparaît de la liste.
Difficile de se consoler en se disant que « les Corses réussissent bien en dehors de l'île. » En parcourant cet annuaire des grandes fortunes, on croise à peine trois ou quatre noms à consonance insulaire : Pietri, Ricci, Simoncini. Dans cette poignée de riches « Corses d'origine », c'est la famille Ornano qui est la mieux lotie. Propriétaire des cosmétiques Sisley, elle arrive en 160e position avec une fortune évaluée à 240 millions d'euros. PN

 
 

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BNP-Paribas, une opportunité à saisir


Dans notre dernier numéro, nous évoquions la possibilité pour les indépendantistes, de se requinquer à la faveur d'événements extérieurs. Trois jours avant la parution de Corsica, l'actualité en donnait la démonstration avec la mini-crise ouverte par la mise en place d'un dispositif d'aide à l'accession à la propriété pour les étrangers en Corse. Ni une, ni deux : il a suffi de la parution d'un article dans le Corse-Matin pour déchaîner l'ire des indépendantistes, réunis à Corte. Deux jours plus tard, la banque annonçait le retrait de son projet après avoir subi l'occupation de plusieurs de ses succursales par des militants nationalistes. A y regarder de plus près, le dispositif n'avait pourtant rien d'effarant : il consistait simplement à traduire des contrats d'achat et de vente dans la langue des clients potentiels. Mais, en ces temps de disette politique, les indépendantistes ont su saisir cette opportunité pour se refaire une petite santé et obtenir une victoire - en réalité assez facile. Mieux : ils ont marqué un joli point face aux « modérés » qui ont tardé à surfer sur la vague. AA

 
 

Assassinat, Les enquêteurs dans le « bleu »


« Rien ne filtre, c'est inquiétant. » Une seule phrase, tombée de la bouche d'un policier en poste en Corse suffit à résumer l'état des enquêtes sur la série d'assassinats qui fait vaciller le milieu corse. Alors que la vox populi chuchote mille rumeurs, les services de police, eux, n'ont pratiquement rien à se mettre sous la dent. « En règle générale, le temps que la situation se décante, nous arrivons toujours à saisir quelques bribes d'informations. Cette fois, c'est le black-out », poursuit l'expert de l'Intérieur. D'où des hypothèses, jusque-là écartées et qui refont désormais surface, comme celle d'une équipe venue de l'extérieur se positionner dans l'île et qui réunirait Corses et non-Corses. AA

 
 

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Tentative d'evasion, prison de Borgo : service gagnant


Début juin dernier, Francis Mariani, Maurice Costa et Pierre-Marie Santucci, le trio d'évadés par fax de la prison de Borgo en mai 2001 se voyait délivrer un non-lieu pour leur ingénieux stratagème. Un mois et demi plus tard, c'est un autre subterfuge que les surveillants parvenaient, cette fois, à éventer en découvrant dans l'enceinte de l'établissement, une balle de tennis trafiquée, contenant trois détonateurs et deux mèches lentes. Las. En dépit d'une minutieuse fouille menée par quarante gendarmes mobiles de la caserne voisine, aucun explosif n'a été découvert dans les cellules. Officiellement, la balle de tennis aurait été expédiée en service gagnant depuis l'extérieur de la maison d'arrêt avant d'atterrir dans la cour de promenade de la prison. Si l'affaire semble classée, l'hypothèse d'un « ace » ne semble pas vraiment convaincre certains enquêteurs. D'après l'un de ses experts, la balle de tennis était en réalité un « yo-yo », un moyen de communication utilisé par les pensionnaires de Borgo pour communiquer d'un quartier à l'autre. En d'autres termes, le « projectile » aurait été introduit en prison par d'autres moyens qu'un improbable coup droit façon Nadal. « Il est impossible de s'approcher de la prison avec une raquette, de tirer la balle par-dessus le mur d'enceinte » explique le même qui assure que les moyens de contrôle des visiteurs avant les parloirs sont nettement insuffisants. « Aujourd'hui, il est plus difficile de prendre l'avion à Poretta que de rentrer à la prison de Borgo » ironise un autre spécialiste. AA

 
 

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Constitution, Les radicaux compagnons de route de Sarko


Jusqu'au dernier moment, François Vendasi a dit qu'il ne savait pas ce qu'il allait faire. Finalement, il a fait ce qu'il avait prévu de faire depuis le début : il a voté la révision constitutionnelle impulsée par Nicolas Sarkozy. Après tout, le sénateur de la Haute-Corse, radical de gauche, s'est contenté de suivre les consignes de son président Jean-Michel Baylet dont il est décidément difficile de savoir s'il est complètement crétin ou si c'est un genre qu'il se donne. Y ajoutant de son cru la reconnaissance constitutionnelle des langues régionales. Piètre argument suivant son homologue de la Corse-du-Sud, Nicolas Alfonsi, PRG lui aussi, qui a voté contre au congrès. Il a d'ailleurs tenu à rappeler que Mme Dati avait bien répété qu'il n'était pas question « de signer la charte européenne des langues minoritaires ».
A l'occasion de ce vote qui a lézardé la gauche, Paul Giacobbi a connu bien des vicissitudes. Il a frappé un grand coup, signant une tribune dans le Monde, en compagnie de seize autres députés socialistes convaincus du bien-fondé de cette révision. C'était presque une tentative de contournement de l'opposition actuelle. Mais le député de la seconde circonscription de la Haute-Corse s'est retrouvé bien seul quand la direction du parti socialiste a sifflé la fin de la récréation et que les frondeurs sont rentrés dans le rang, tel Manuel Valls, grande gueule mais pas risque-tout. Paul Giaccobi est revenu à la charge un mois plus tard, mais dans le Figaro et avec un nouvel attelage constitué de cinq radicaux de gauche trouvant au texte, proposé par le gouvernement, le charme d'une « transition vers une VIe République ». Sarkozy venait de gagner une majorité pour l'adoption, et son pari. JGP

 
 

Tourisme, And the winner is ?


Tunisie, Croatie, Crête, Maroc et Italie : c'est, selon le voyagiste Opodo, le quintet des destinations touristiques privilégiées par les Français en 2008. La France n'y figure donc pas et, par définition, la Corse non plus. D'après l'enquête menée par Opodo, ces destinations sont surtout privilégiées en raison de trois critères : accessibilité, diversité des paysages et tarifs attractifs, un « critère décisif en cette période de baisse de pouvoir d'achat ». Autant dire que l'île de Beauté, à cet égard, ne peut guère compter que sur ses paysages. AA

 
 

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Conseil d'État, une claque pour Lucienne Erstein


Le conseil d'État est passé outre la décision du juge des référés, s'en tenant donc au premier jugement du tribunal administratif de Bastia qui avait suspendu les travaux de construction des villas de Séguéla et de Sulitzer sur le littoral bonifacien. C'est une claque magistrale pour ce juge des référés qui n'était autre que Lucienne Erstein, la présidente de ce même tribunal administratif. Nous l'avions souligné ici même : si toute la force du droit s'était imposée à elle sur un sujet aussi délicat, prétexte à des violences d'une part et chargé d'une symbolique inégalitaire d'autre part, il n'y aurait rien eu à dire. En revanche, s'il y avait la moindre marge pour une interprétation, elle aurait dû aller dans le sens de l'apaisement en ne permettant pas à Jacques Séguéla et consorts de s'asseoir sur les lois de la République, Or, cela est désormais une évidence avec la décision du conseil d'État, il y avait bien la place pour une lecture moins accommodante de la loi « littoral ». À tel point que Mme Erstein s'est attirée cette critique de la part de Me Benoist Busson, l'avocat de l'association ABDCE : il s'agissait en l'espèce « d'une violation de la loi évidente, même pour un étudiant en première année de droit ».
En conséquence, la présidente du TA qui se présentait comme une spécialiste émérite du droit de l'urbanisme et des marchés publics, lors de son installation à Bastia en septembre 2006, a fait preuve d'une incroyable incurie juridique. Mais pire qu'une erreur, c'est une faute. JGP

 
 

Langues minoritaires, vous avez dit « colonialiste » ?


L'inscription des langues minoritaires au « patrimoine » de la France dans l'article 75 de la Constitution est-elle une bonne mesure ? Si les avis des parlementaires issus de régions « identitaires » divergent nettement, les indépendantistes polynésiens ont sans doute eu la réaction la plus cohérente. Cités par Le Monde ces derniers ont dénoncé « une énième attitude colonialiste », car les langues polynésiennes deviennent, ainsi, « la propriété de la France ». Simple, mais il fallait y penser. AA

 
 

Energie solaire, Rapale Puissance 9


« Trop grand, car dimensionné comme un projet continental. » C'est ainsi que le bloc PNC Chjama Naziunale jugeait, le 17 avril dernier, la réalisation prochaine d'un champ photovoltaïque de 40 hectares à Rapale. Quelques jours plus tard, l'Assemblée de Corse a toutefois donné son aval au projet. Les travaux, effectués par l'entreprise CORSOLEIL, devraient débuter à l'automne. Les élus ont-ils vu trop grand ? Pas sûr. Car en matière de dimension, les critères « continentaux » ont été revus à la hausse. Pour preuve, le dernier projet d'EDF-Énergies nouvelles. En Camargue, la filiale du grand producteur d'électricité envisage de construire un parc photovoltaïque de 267 hectares. Cette réalisation devrait lui permettre de produire jusqu'à 90 MW aux heures de pointe. Près de neuf fois plus que dans le Nebbiu (10, 26 MW). Le conditionnel reste toutefois de mise. Des incertitudes demeurent quant à la viabilité économique de cette gigantesque entreprise. Le coût de transport de l'énergie produite, par exemple, est encore difficile à évaluer. A suivre... PN

 
 

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Religion, l'ordre règne à Saint-Paul


Il n'y aura pas de guerre de religion à l'école primaire Saint-Paul. Les « dissidents » catholiques de l'association « I Capuccini » qui géraient jusqu'à présent l'établissement se sont finalement entendus avec leur évêque, Mgr Brunin (photo), qui leur avait enlevé l'accréditation religieuse (voir Corsica n° 107 d'août).
L'intérêt des élèves et de leurs parents, qui ne savaient plus à quel saint se vouer à la veille de la rentrée, a primé sur les désaccords intervenus entre le « patron » et ceux qui faisaient fonctionner, de manière trop indépendante à son goût, une école dont il estimait être le garant moral. Un accord est finalement intervenu, surtout grâce à l'intervention du recteur Michel Barat. Une sorte de gentleman agrément qui a permis aux un et aux autres de ne pas perdre la face. Les représentants du conseil d'administration ne seront pas virés comme des malpropres, voire des « impies », mais organiseront la rentrée comme ils l'avaient annoncé, avant d'être remplacés, « en douceur », par des femmes et des hommes sans doute choisis par l évêque. Et ce dernier ne devrait pas toucher à l'actuel personnel, qu'il s'agisse des professeurs ou des administratifs, tout en substituant, dans un second temps, une nouvelle structure, Notre Dame de l'Assomption, à I Cappuccini.
Dans un esprit de concorde, l'évêque a affirmé qu'il ne remettait pas en cause la probité de l'ancienne équipe, comme certains de ses propos pouvaient le laisser supposer ; les administrateurs soutenant, eux, qu'ils ne remettaient pas en cause l'autorité de tutelle, comme avait semblé l'indiquer la solidarité qu'ils avaient affichée avec le père Elie, viré par l'évêque, et leur intention de continuer à diriger l'école sans l'accréditation de Mgr Brunin.
Il paraissait difficile que les administrateurs puissent continuer à diriger une école catholique en rupture avec l'église. Comme il aurait été difficile à l'évêque de récupérer une école « occupée » par un conseil d'administration soutenu par une grande partie du personnel et des parents d'élèves. Sans compter qu'il aurait pu, en cas de crise, voir son évêché occupé par le syndicat STC, majoritaire chez les employés. Le comble ! GM

 
 

Assassinat, Cédric Andreani le mort de plus


Les morts se suivent et ne se ressemblent pas. L'assassinat, le 4 août, à Porto Vecchio, de Cédric Andreani, 29 ans, si l'on s'en tient à sa personnalité et son profil, a sans doute peu de choses à voir avec ceux qui se sont succédé les semaines précédentes. Ceux de Richard Casanova, de Jean-Claude Colonna, de Daniel Vittini et d'Ange-Marie Michelosi qui, à un titre ou à un autre, passaient pour des chefs de file dans le milieu où ils avaient décidé d'évoluer. Ce n'était pas le cas, apparemment, de Cédric Andreani qui, même s'il avait été condamné à huit reprises pour des affaires de vol ou de stupéfiants, ne passait pas pour un caïd. Mais plutôt pour un petit délinquant qui avait pourtant été compromis, mais de façon marginale, dans un règlement de comptes célèbre ayant visé, en août 2001, le leader nationaliste François Santoni. On l'avait accusé d'avoir fourni la voiture utilisée par les tueurs, sans qu'il sache à quoi elle était destinée puisqu'il n'a pas été poursuivi pour complicité d'assassinat. Il n'avait même pas pris la précaution de la voler, et l'immatriculation avait permis de remonter jusqu'à lui, même.
En revanche, Cédric Andreani, qui n'apparaissait pas comme un grand « pro », a été tué comme un « pro », avec des méthodes de « pro ». Le tueur, qui chevauchait une moto immatriculée en Italie, conduite par un complice, est arrivé en plein après-midi devant le Tropicana, bar restaurant situé sur le port de plaisance de Porto Vecchio. Le visage masqué par un casque intégral, l'homme a grimpé les quelques marches qui conduisent au comptoir extérieur de l'établissement où se trouvait Andreani qui en était le directeur. Il a ouvert le feu avec une arme de poing et s'est approché pour l'achever. Tout cela sous les yeux des consommateurs qui se trouvaient en terrasse. Sur place, les enquêteurs retrouveront six douilles provenant des deux armes de poing différentes (11, 43 et 9 mm) utilisées par le tueur. GM

 
 

Visite ministérielle Xavier Bertrand mime Sarkozy


« Il ne vous a pas échappé que je ne suis plus ministre de la Santé ». C'est l'étonnante déclaration de Xavier Bertrand (ministre du travail, donc), à un journaliste de France 3 Corse qui l'interrogeait le 30 juillet sur la situation hospitalière de l'île. D'autant plus surprenant que monsieur le ministre visitait ce jour-là... l'antenne médicale d'urgence de Calvi. « Je suis ici parce que j'aime la Corse, que j'aime la Balagne » a précisé un Xavier Bertrand dont les mimiques et la stratégie d'évitement des questions gênantes empruntent de plus en plus au répertoire sarkozien. Il fallait bien un déplacement en hélicoptère pour le faire savoir... AA

 
 

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Tourisme, Seigneur, des anneaux !


Selon une étude récemment réalisée par la chambre régionale de commerce et d'industrie de la région Provence Alpes Côte d'azur, le nombre de plaisanciers en attente d'un emplacement dans les 142 ports de l'ensemble PACA-Corse est en pleine explosion : 22 000 demandes contre seulement 17 000 il y a trois ans. Du fait de cette pénurie d'anneaux, un tiers des demandes d'achat de navires serait bloqué. Aussi, pas moins de 29 projets seraient actuellement à l'étude dans l'ensemble du bassin Sud-Est.
En Corse, la collectivité territoriale prévoit de débloquer 30 millions d'euros pour faciliter l'expansion du secteur nautique. Objectif chiffré : 3 000 anneaux supplémentaires d'ici 2013. Du coup, les vieux projets ressortent des cartons. Des réalisations nouvelles (Albo, Tizzano, Sagone) mais aussi l'extension de structures existantes (Porto Vecchio, Saint Florent, Solenzara, Calvi...). « Il y a une vraie volonté de voir le secteur se développer, souligne Jean Toma, maire de Sari-Solenzara et président de l'union des ports de plaisance de Corse. Mais il n'est pas facile de faire avancer les dossiers. La législation est extrêmement complexe et l'administration en fait une lecture très rigoriste. » Et ce n'est pas tout. Les porteurs de projets se heurtent à une autre difficulté : l'opposition des écologistes insulaires, de plus en plus hostiles au développement de la plaisance. PN

 
 

Déminage, ces obus qui coûtent une tonne


Le 7 août dernier, 21 engins explosifs, des projectiles de 57 mm remontant à la Seconde Guerre mondiale, étaient découverts par un vacancier à Olmeto Plage. Ni une ni deux, un groupe de cinq professionnels du groupe de plongeurs démineurs de la Marine nationale était dépêché en Corse depuis le Var. Les experts procèdent aussitôt au balisage de la zone, puis coulent les obus par grand fond... En apparence, rien d'anormal. Sauf que. L'« océanisation » des munitions de guerre n'est pas vraiment conforme aux textes en vigueur. Certes, l'article 15 du code de l'environnement dispose que « l'immersion des munitions ne pouvant être éliminées à terre sans présenter des risques graves pour l'homme ou son environnement peut être autorisée par le représentant de l'État en mer. » En l'occurrence, les obus auraient très bien pu être « traités » sur terre par les spécialistes corses, une procédure qu'ils ont l'habitude de mener. Certes dès qu'il s'agit de mer, il faut dépêcher depuis le Continent des plongeurs de la Marine nationale. A Olmeto-Plage, les obus ont été découverts dans 50 centimètres d'eau et l'un d'eux « à sec », dans les rochers. AA

 
 

Municipale, vers un 4e tour à Grosseto-Prugna


Le rififi continue à la mairie de Grosseto Prugna. Quelques semaines après la démission Marie-Jeanne Bozzi, l'ancien maire destitué à la suite à une condamnation pour fraude fiscale, voici qu'on conteste l'élection du nouveau maire. Le 1er août dernier, deux recours ont été déposés devant le tribunal administratif de Bastia. Le préfet de Corse et deux électeurs de la commune demandent au juge d'annuler la délibération du conseil municipal qui a porté Valérie Bozzi - la fille de Marie-Jeanne - à la tête de la mairie. Motif : le 30 mai, jour du scrutin, le conseil municipal n'était pas au complet. Selon les requérants, deux sièges de l'assemblée communale auraient dû être considérés comme vides, car occupés par des élus déchus de leur mandat. En l'occurrence : Marie-Jeanne Bozzi et Simon Bernasconi, invalidé la veille. En pareil cas, impossible de désigner le maire avant que les électeurs de la commune ne se soient donné deux nouveaux conseillers municipaux. Du moins, si l'on en croit les auteurs du recours. Car du côté de la mairie, l'interprétation est tout autre. « Lorsque ma mère a démissionné, le préfet a accepté sa démission, souligne Valérie Bozzi. C'est lui-même qui a demandé au premier adjoint de réunir le conseil municipal pour procéder à l'élection d'un nouveau maire. Pourquoi n'a-t-il pas alors demandé la tenue d'élections complémentaires ? » En outre, « le jour du scrutin, la décision de condamnation ne lui avait pas encore été notifiée. » PN

 
 

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Viticulture, prévisions en hausse


Les récoltes de vin devraient baisser en France... mais pas en Corse. Selon les estimations de Viniflhor (l'Office national interprofessionnel des fruits, des légumes, des vins et de l'horticulture), les vendanges 2008 devraient être marquées par une baisse sensible du niveau des récoltes, déjà très faibles en 2007, avec un total de 45, 8 millions d'hectolitres. Rien de tout cela dans l'île. Grâce à de bonnes conditions météos depuis le début de l'année, "la future récolte s'annonce supérieure, à celle de l'année précédente, de l'ordre de 380 milliers d'hectolitres dont 120 milliers d'hectolitres en AOC » a indiqué Viniflhor. AA

 
 

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HLM, Henri Zuccarelli le prend de (trop) haut


A la suite de notre Brève, « HLM : une peine perdue » (Corsica août 2008, page 55), Henri Zuccarelli, le président de l'Office public de l'habitat de la Haute-Corse, a cru devoir nous adresser la réponse suivante :
Je ne peux que regretter sincèrement que vous publiez une nouvelle fois des informations erronées. Je vous communique donc les informations suivantes :
sur ma proposition, et après en avoir informé le conseil d'administration, l'ancien directeur de l'Office a comparu le lundi 7 juillet devant le conseil de discipline pour non pas une faute, mais quatre fautes. Le conseil de discipline semble avoir donné son avis en ne se référant qu'à un seul des griefs qu'on lui soumettait. Il n'en demeure pas moins qu'en prenant en considération l'ensemble des reproches faits à M.Vermillac, il va de soi que la sanction proposée aurait été plus lourde.
La décision finale étant du pouvoir du président de l'office, je ne vous en donnerai pas la primeur, car je la réserve, et vous le comprendrez, au principal intéressé. Contrairement à ce que vous indiquez, M. Vermillac n'a pas été mis au placard, mais s'est vu confier par l'ancien président qui détenait parfaitement ce pouvoir d'organisation du service, une nouvelle mission au sein de l'Office, en rapport avec son grade. Cette volonté de modifier l'organisation des attributions des agents de l'Office, donc de celle de M. Vermillac, que je poursuis à mon tour, s'est révélée très pertinente, puisque l'audit commandé ultérieurement par le conseil général, et dont vous avez fait largement état sur votre site Internet, a révélé un certain nombre de dysfonctionnements de gestion, dont la responsabilité incombe à l'ancien directeur. L'action que j'entends poursuivre dans les semaines et les mois qui viennent consiste donc, à la lumière, notamment, de cet audit, à mettre en place un modèle d'organisation qui alliera efficacité et service rendu aux usagers.

Que M. Henri Zuccarelli veuille donner sa version du contentieux ouvert au sein de l'Office, c'est tout à fait son droit : qu'il nous prenne pour des imbéciles, ce pourrait être de sa part une erreur grossière. Nous maintenons - c'est évident - ce que nous avons publié, tant sur le site Internet /www.club-corsica.com/ que dans les colonnes de Corsica. D'autant que nous ne voyons pas en quoi les quelques éléments fournis par le président annihilent notre argumentation. Ce qui nous gêne un peu, mais à peine - vraiment -, c'est l'affirmation suivant laquelle nous publions « une nouvelle fois des informations erronées ». Nous assurons M. Henri Zuccarelli que s'il était à l'action publique ce que Corsica est au journalisme, du moins en Corse, il aurait justifié l'ensemble de ses mandats. En ce qui concerne la gestion de l'Office, nous lui donnons rendez-vous ainsi qu'à nos lecteurs dans nos prochaines éditions. JGP

 
 

La rédaction

 
 
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