le livre et le CD : 25 €
Henri Tomasi :
RETOUR A TIPASA, cantate profane
sur un texte d’Albert CAMUS - Pour récitant, chœur d’hommes et orchestre
Dans Retour à Tipasa donné en création mondiale, c’est en 1966, autour d’un texte admirable d’Albert CAMUS, une sorte de réconciliation de « l’homme révolté » avec le monde : « Au milieu de l’hiver j’apprenais enfin qu’il y avait en moi un été invincible ». Une page délicate, presque impressionniste, d’une justesse de ton et de couleurs poignante, car l’hymne à la lumière qui la conclut n’efface pas les ombres et l’amertume de l’injustice, de la cruauté, de la torture. »
Jacques LONCHAMPT, Le Monde, 4 mai 1985
L’orchestre dans Retour à Tipasa peint, décrit, flamboie, rêve, clame dans un langage où le timbre joue un rôle essentiel : la voile du décor sonore ne va cesser de s’agiter, parfois avec une grande amplitude derrière le texte de Camus, d’une luxueuse simplicité. Jean Le Lamer, ce récitant , ce comédien parfait va le dire, le façonner, en lui donnant sa gravité et sa sensualité, sa sérénité et sa révolte…Mais aussi ses rythmes et sa musicalité. Le mot lumière encore – une lumière méditerranéenne – revient souvent, autant pour ponctuer la description d’une terre, que pour replacer le mystère humain, l’incantation, dans sa paradoxale clarté. Par cette œuvre inconnue et émouvante, beaucoup peut-être ont découvert la richesse d’une musique de notre temps. « Retour à Tipasa », retour de Tomasi. La voie est désormais ouverte.
Georges GALLICIAN, Le Méridional, 27 avril 1985
C’est la musique d’un homme libre vivant et travaillant à l’écart des modes et des conventions de son temps, exprimant passion, tendresse, révolte avec une totale sincérité, traquant, en méditerranéen fervent, tout ce qui vibre et rayonne de lumière.
Jacques BONNADIER, Semaine Provence, 3-10 mai 1985)
C'est une partition qui réussit l'équilibre le plus subtil entre le texte et la musique. Henri Tomasi, afin de conserver toute sa valeur à la pensée de Camus - une marche de la nuit vers la lumière solaire - s'est refusé le prestige et les séductions de la voix chantée. Mais à l'ascétisme de la simple profération, il a ajouté le prolongement d'un orchestre tour à tour lancinant, sombre, grouillant de vie, baigné de clarté, et la présence de voix d'hommes qui, partant d'un simple soubassement sonore (bouches fermées) arrivent à une sorte de choral ample et magnifique qui dit l'essentiel : « O Lumière! O Vibrante lumière! » Le succès de cette création a été prodigieux et prouve que le public, à Marseille et ailleurs, retrouvera avec enthousiasme l’œuvre de ce compositeur injustement occulté depuis sa disparition.
Gabriel VIALLE, L’Humanité, 9 mai 1985
« La musique de Retour à Tipasa est sublime; très juste, elle résonne en écho au texte. Elle est mer, montagne, soleil. Elle est écoute du texte, comme si le hasard faisait bien les choses, et le hasard s’appelle Henri Tomasi, un immense compositeur ».
Daniel MESGUICH, interview, Nice-Matin, 14 novembre 2000
Henri Tomasi au piano, 1929
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