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Scilocca Albertini et Charlie Galibert

 

Charlie Galibert

 

 

Albiana : Après le Guide non touristique d'un village corse  paru dans la collection Prova en 2004, retour à Sarrola pour Sarrola 14-18. Un village corse dans la première guerre mondiale . Vous nous proposez un essai d'anthropologie historique. Dites-nous ce que c'est que l'anthropologie historique ?

 

Charlie Galibert : On a souvent tendance à distinguer les domaines de compétence de l'histoire et de l'anthropologie. À l'une le passé et l’écrit, à l'autre le présent et l'oral. L’histoire serait la science des hommes dans le temps, l’anthropologie celle des hommes dans l’espace. Les tenants de chacune des disciplines défendent bec et ongles leurs privilèges et leur domaine en une véritable guerre de tranchées. Nous sommes néanmoins quelques uns, anthropologues et historiens, à nous défier de ces frontières poreuses et à fraterniser volontiers avec l'ennemi par-dessus les barbelés. Science de l’unité de l’homme dans la diversité de ses cultures, dans le temps comme dans l’espace, l’anthropologie est sensible à tout ce qui concerne les hommes - ici et maintenant, là bas et hier, ici et hier, là bas et maintenant - et à tout ce que les hommes disent d’eux-mêmes et des autres en tous lieux et en tous temps. Les hommes vivent, de toute façon, au présent, ils construisent et reconstruisent régulièrement (le sens de) leur passé à partir de ce présent. C’est pourquoi j’ai souhaité aborder la guerre de 14/18 en ne séparant pas l’événement historique de ses lectures et relectures contemporaines, en ne distinguant pas entre les données de l’époque (récits, épisodes militaires, effets sur l’île, témoignages des soldats ou des familles) de son impact entre 1918 et aujourd’hui à travers les récits, les silences, les interprétations. J’ai ainsi voulu resituer 14/18 dans la longue durée de l’histoire corse, avant et après cette guerre, en la donnant à voir à la fois comme un moment d’une « unité anthropologique corse » (île de méditerranée dont la société est structurée autour de communautés villageoises, familles, économie agro pastorale, organisation politique, légendaire, imaginaire …) et comme un révélateur (économique, militaire, familial, affectif…). Il s’agit en quelque sorte d’une coupe historique dans un continuum anthropologique et d’une coupe anthropologique dans un continuum historique. Sans entrer dans les distinctions disciplinaires, j’ai choisi de m'aventurer sur une chasse gardée des historiens, la guerre de 14-18, avec une approche qui fasse toute sa place au vécu, aux sentiment de ceux qui furent les acteurs de cet événement, aussi bien au front qu’au village, dans l'île. Voilà pourquoi je parle d'anthropologie historique.

 

Albiana : Comment s’est effectué le choix du village de Sarrola Carcopino comme terrain privilégié de vos recherches ?

 

Charlie Galibert : Dans les années 90, après une quinzaine d'années de séjours sporadiques à Sarrola, j'ai voulu faire de ce lieu de vie un sujet d'étude. J’ai donc mené sur la commune et la vallée (La Gravona) un travail de terrain qui m'a conduit à un doctorat d’anthropologie et à deux ouvrages : La Corse, une île et le monde, Paris, PUF, 2003 et  Guide non touristique d'un village corse , Albiana, 2004, ainsi qu’à la coordination scientifique du numéro de la revue  Ethnologie française  (2008, n°3) consacré à la Corse rassemblant des chercheurs internationaux, continentaux et corses. Sarrola s'est en quelque sorte imposé à moi de par la connaissance qu'en un sens j’en avais (histoire, économie, politique, légendaire, vie quotidienne, toponymie, littérature...), mais aussi de par la connaissance que je n'en avais pas (son être même, ce qui, pour les Sarrolais, fait qu’on est de Sarrola). Pour le dire autrement, Sarrola consacre à la fois mon attachement à une famille, un village, la Corse, en même temps que son extériorité en tant qu'objet d'étude. Le village est par ailleurs tout à fait représentatif d'un village corse, par la profondeur de son histoire, les traces qui en ont été conservées, l'enluminure toponymique de son territoire, l'importance de sa vie politique, son légendaire, les productions artistiques qu'il a suscitées, son implication dans la Corse contemporaine... Tout ce qu'il faut pour un travail anthropologique !

 

Albiana : Votre ouvrage se veut aussi un regard sur le prix qu’a payé un petit village et plus largement une petite île de Méditerranée. Quel est selon-vous le plus symbolique dans ce prix ?

 

Charlie Galibert : Le prix le plus symbolique à payer dépasse évidemment le prix démographique, économique ou politique déjà énorme en soi et terrible. Cela relève plutôt d'une modification profonde dans la façon de penser les choses, dans l'introduction du doute sur la rationalité de l'homme, d'une fêlure dans la confiance en la marche du monde, dans une modification des comportements et des sensations mêmes, d'une couche supplémentaire de pessimisme sur le « fatalisme » corse. Peut-être aussi que le prix de cette guerre est le silence même qu'elle a entraîné, l'impossibilité de la dire, d'en parler - silence qui ne commence à être levé que ces dernières années, quelque 100 ans après !!!

  

Albiana : Le résultat que vous présentez à demandé combien de temps ? Avec quelle méthodologie travaillez-vous ?

 

Charlie Galibert : Ce travail a pris naissance dans le recueil d'une correspondance familiale au milieu des années 1990. Après un premier traitement de cette documentation et devant la nécessité de l'intégrer à l'ensemble de la guerre de 14 dans le monde et en Corse, j'ai laissé mûrir cette recherche en l'alimentant de lectures (historiques, anthropologiques, littéraires), de recherches, d'entretiens et rencontres jusqu'à ce qu'il prenne des dimensions véritablement planétaires dans le sens où une simple famille dans un village corse impliquait en quelque sorte l'universalité de la guerre. J'ai alors liés les fils qui allaient du plus local au plus global, du plus intime au plus général, du plus anecdotique au plus analytique, de la petite histoire à la grande histoire, et c'est le croisement de toutes les voix ainsi recueillies (soldats, officiers, civils, Français et Allemands, Corses, paysans, intellectuels, hommes, femmes, poètes, écrivains…) qui constitue la méthodologie employée : laisser chanter les données recueillies pour mettre en musique le sens ainsi produit. J'insiste sur le fait que la guerre de 14 est le premier événement planétaire et total de l'histoire du monde. À ce titre, toutes les entrées sont possibles (économiques, politiques, idéologiques, stratégiques, militaires, diplomatiques, individuelles...) sans qu’aucune n'épuise le sujet. J'ai voulu montrer qu'un village ou une famille corses pouvaient être l'une de ces entrées et que, de par l'extension des liens et des réseaux familiaux et villageois, chaque village donnait accès au monde de la guerre et à la guerre mondiale. Sarrola est un lieu pour penser la guerre

 

Albiana : En élargissant l'angle de vue, quels sont les impacts principaux de la Grande guerre sur un village corse tel que Sarrola ?

 

Charlie Galibert : La déprise économique est déjà amorcée quand survient la Grande guerre ; celle-ci ne fera que la précipiter davantage encore. La « saignée démographique » touche une Corse encore largement rurale, particulièrement les jeunes hommes et les hommes mûrs, accélère les migrations, la fonctionnarisation, met en avant les revendications et l'affirmation féminine, modifie les mentalités et les comportements. L’Isula est dite persa, abandonnée, oubliée ; la séparation est consommée avec les francisés (impinzutiti) et les fonctionnaires (impiegati), la revendication autonomiste s'affirme. Pensons à la complainte de l'après-guerre : «In Corsica, ùn ci hè più nimu, ùn ci resta che l’onore, una massa d’orfanelli, di vechji tesi à lu sole, sempre fighjendu la strada, s’ellu passu lu fattore ».

 

Albiana : Des différences notables apparaissent-elles avec des entités territoriales similaires de la métropole ? En termes de pertes humaines, par exemple ?

 

Charlie Galibert : La question de savoir s'il y a une spécificité de la Corse par rapport aux autres régions françaises est tout autant idéologique qu'historique (historienne). À travers les débats autour du nombre de morts (de 48 000 sur la stèle de la route des Sanguinaires à une dizaine de mille dans les derniers ouvrages), on sent bien que c'est quelque chose d'essentiel qui se joue et qui a peu à voir avec les statistiques comparatives nationales ou régionales. La revendication d'une « dette de sang » dans la société corse contemporaine peut elle-même conduire à deux positions opposées sinon contradictoires. Signe de l'attachement définitif, scellé par le sang versé, à la mère patrie française ; signe d'une dette que la France n'a toujours pas réglée et dont elle est encore redevable. Cette question des pertes humaines reste donc terriblement contemporaine et le chiffre exact (entre 11 000 et 15 000) est en fin de compte moins important que la question imaginaire et symbolique qu'elle entraîne avec elle : singularité de la Corse, dans sa réponse à la guerre, dans son traitement national, dans sa reconnaissance ou sa non reconnaissance - dans son identité. L'agitation provoquée par le film de Jeunet (Un long dimanche de fiançailles) traduit parfaitement les enjeux historiques et contemporains de la guerre de 14 pour la Corse et l'intérêt d'une approche anthropologique pour montrer l'ampleur, la vivacité et... l'actualité de cet événement.

 

Albiana : Nul n'ignore les manifestations patriotiques qui se déroulèrent dans les premiers jours de 14 en Corse à Ajaccio, Bastia, l'Île-Rousse ; quelle fut l'ampleur du mouvement d'engagement suite à ces élans patriotiques ?

 

Charlie Galibert : Il faut faire la part de la propagande militaire relayée par les médias quant à la présumée ampleur des manifestations patriotiques des premiers jours d'août 14, que ce soit en Corse ou sur le continent. Ce n'est pas le moindre mérite des historiens que d'avoir fait litière de cette caricature d'une unanimité revancharde et patriotique et je m'attache dans ce livre à apporter ma contribution à ce débat parce que celui-ci met en jeu, en vrac : le dispositif même de communication de l'Armée, des enjeux identitaires contemporains, une lecture a posteriori des événements, une image d'Épinal égarée dans le XXe siècle, la difficulté d’une position scientifique non empreinte d’arrière-pensée idéologique... Quant à ce qui concerne plus particulièrement l'île, les travaux en cours d'historiens apporteront sans doute des précisions sur le patriotisme ou le mouvement d'engagement, tandis que mon approche se veut à la fois plus généraliste (mise en regard, voire en concurrence, des documents existants) et plus individuelle (témoignages familiaux, villageois, de particuliers, recueillis) et ne cherche pas à donner une réponse quantitative stricte à ces questions. Encore une fois, la part d'imaginaire, de symbolique, la lecture par des textes d'écrivains ou par des chansons contemporaines font partie de la guerre elle-même, parce que l'image de la guerre est une part essentielle de la guerre.

 

Albiana : Avez-vous retrouvé des correspondances de Poilus originaires de Sarrola ? La teneur en est-elle similaire aux autres ?

 

Charlie Galibert : La correspondance des Poilus est à la fois extraordinairement commune et extraordinairement riche. Il faut surtout insister sur l'intensité de l'échange (côté français, 4 millions de lettres échangées chaque jour, 10 milliards pour l'ensemble de la guerre ; 17 milliards côté Allemand) qui représente la véritable entrée en écriture des campagnes françaises et peut-être même européennes. Méthodologiquement, j'ai choisi de mêler à la correspondance originale d'un couple de Sarrolais séparé par la guerre celle des parents, puis des petits parents, en intégrant systématiquement les réseau villageois et inter villageois, puis insulaires, ainsi impliqués. Mais j'ai également choisi de la mettre en résonance avec des échanges épistolaires et des témoignages étrangers à la Corse voire à la France pour montrer à la fois la teneur spécifique et cependant commune des échanges corses. Plutôt que de me focaliser sur les Poilus, les soldats, le front, j'ai cherché à mettre en évidence l'échange entre le front et le village, l'implication des familles et la situation de l'île pendant la guerre. Cela permet également de donner toute son importance à la lettre du jeune neveu Jules qui, à 17 ans, devance l’appel et adresse à son oncle une carte avec au recto « vive la France » et au verso « vive la Corse » par rapport aux témoignages de Barbusse, Dorgelès, Genevoix, Céline, Jünger, Remarque (…) ou Apollinaire (« Si je mourrais là-bas sur le front des armées… »). Ainsi en apprend-on autant sur la misère de la situation humaine au front, l'incompréhension des stratégies employées, le peu de cas fait de ces hommes, leur volonté, leurs souhaits, leur ardeur ou leur abattement face à la mort, le premier Noël de guerre, Verdun, l'héroïsme ou la peur (....), que sur la souffrance et la solitude des femmes, les travaux des champs, la pénurie ou le rationnement, l'annonce des décès et des nouvelles des vivants, la guerre vue par les enfants, la brièveté des permissions, l'accueil des blessés (…).

 

Albiana : Quelles conclusions et lignes de force se dégagent de votre étude « Sarrola 14-18. Un village corse dans la première guerre mondiale » ?

 

Charlie Galibert : La Corse, par l'intermédiaire d'un village, donc du micro local, s'est avérée un filtre de lecture et une lunette d'appréhension de la guerre universelle, donc du macro mondial. Ceci, moins, je le crois, du fait d’un choix personnel de chercheur que par une sorte de « déterminisme documentaire » : l'île à la capacité d'aimanter, de concentrer les informations, de démultiplier le plus singulier dans le plus universel et de centrifuger le plus universel dans le plus singulier. Elle permet de lire la Grande guerre selon tous ses aspects, sans pour autant épuiser le sujet, et tout en apportant sa propre contribution au chantier ouvert depuis le 11 novembre 1918, le chantier de l'impensable d'un tel événement, de ses conséquences planétaires - militaires, économiques, morales, philosophiques… C'est également une grande leçon sur des thèmes aussi importants et variés que l’extension et l’intensité du réseau familial, la perception et la gestion de la mort, l'ambivalence outil/arme, l'héritage historique guerrier de la Corse, la profondeur de cette histoire et son lien extrêmement vivace avec le présent, l'imaginaire, les sensations et les sentiments, la place du roman et de la chanson dans la société corse, l'importance de l'échange de correspondance, la résonance de Verdun, le culte du souvenir -  en résumé la présence de la guerre de 14 dans la Corse contemporaine.

 

 

 

 

 

 

 

 

Scilocca Albertini

 

 

Albiana : Vous publiez Jean Casale, un As corse de l’aviation, un très beau livre biographique sur le célèbre aviateur. Dites-nous ce qui vous lie à cet homme.

 

Scilocca Albertini : Je suis née dans le même village que lui, ça crée des liens. Et puis j’ai beaucoup entendu parler de lui par les anciens, dans mon enfance.

 

Albiana : Est-ce la première fois qu’un ouvrage lui est exclusivement consacré ?

 

Scilocca Albertini : Oui, sans aucun doute, j’ai écrit cette biographie pour qu’il ne tombe pas tout à fait dans l’oubli...

 

Albiana : Après naissance et enfance à Olmeta vient le lycée à Bastia, c’est là qu’il s’initie aux joies de la mécanique ?

 

Scilocca Albertini : Je l’ai supposé, car sur sa feuille de mobilisation, il est écrit « chauffeur d’auto », et à cette époque un chauffeur devait connaître un minimum de mécanique, or il ne quitte Bastia qu’à la veille de la conscription.

 

Albiana : Vous relatez que les journaux de la fin du XIXe font grande place aux premiers échos des exploits des pionniers de l’aviation trans-océanique (Capazza, Santos-Dumont, Farman, Delagrange, les frères Wight, Louis Blériot...). Tous ceux qui liront ces exploits ne deviendront pas pilotes. Qu’est-ce qui déclenche la passion chez Casale ?

 

Scilocca Albertini : Difficile de répondre à cette question. J’ai imaginé qu’il n’a pu échapper à l’engouement des Bastiais pour les débuts de l’aviation, dont la presse locale se faisait l’écho. Louis Capazza l'aérostier de génie était en effet Bastiais lui-même. Mais surtout les rencontres faites lors de son passage dans la cavalerie, ont du être décisives. On sait que la plupart des aviateurs ont été recrutés parmi les cavaliers.

 

Albiana : Il est fils de notable, de sgiò. On imagine qu’à l’heure de l’armée il est affecté dans un régiment d’élite.

 

Scilocca Albertini : Oui, il a été affecté dans la cavalerie qui était le régiment choisi par les fils de famille.

 

Albiana : Quel sera son premier fait d’armes comme pilote de guerre ?

 

Scilocca Albertini : Le 8 juillet 1915, il abat un drachen, ballon captif ennemi.

 

Albiana : On peut dire que durant la Grande Guerre il multiplie vols, batailles, succès... en témoigne l’impressionnante collection des décorations qu’il recevra dont le livre contient un cliché.

 

Scilocca Albertini : Casale a remporté  de nombreuses  victoires, mais toutes ne furent pas homologuées  car on ne tenait compte que des appareils tombés dans nos lignes ou dans les lignes allemandes à la vue d’observateurs et sans qu’il y ait le moindre doute sur leur sort final. On lui attribue donc douze victoires officielles. Et il fut décoré une dizaine de fois.

 

Albiana : À propos, votre ouvrage est d’une exceptionnelle richesse iconographique. Quel travail de longue haleine pour rassembler l’ensemble de ces documents ! Parlez-nous donc de la genèse de votre travail et sa durée.

 

Scilocca Albertini : Dans les années 80 j’avais écrit une monographie de mon village. Pour cela j’avais fait pas mal de recherches, et je m’étais intéressée plus particulièrement aux gens, le livre s’appelait d’ailleurs Gens d’Olmeta. Dans ce village, il y a trois personnage célèbres : l’écrivain Anton-Francesco Cirni, qui vivait au XVIe siècle, le Maréchal Sébastiani et Jean Casale dont j’avais écrit l’histoire de sa famille. J’ai eu envie d’approfondir un peu plus ma connaissance du héros je suis donc allée au SHAT (Service Historique  de l’Armée de Terre) à Vincennes où j’ai consulté de nombreux documents concernant la cavalerie et l’aviation pendant la Première guerre mondiale, à la bibliothèque Nationale où j’ai lu beaucoup de revues de l’époque. J’ai lu aussi les biographies des héros de l’aviation compagnons de Jean Casale : Guynemer, Garros, Navarre, Vedrine, etc. Combien de temps cela m’a-t-il pris ? Je ne sais pas. Quand on aime on ne compte pas…

 

Albiana : Après la guerre 14-18, Casale ne raccroche pas le manche. Que devient-il ?

 

Scilocca Albertini : Jean Casale, attiré par les compétitions aériennes rentre chez Blériot et devient pilote d’essais.

 

Albiana : Jusqu’au tragique accident...

 

Scilocca Albertini : Oui, et ce n’était pas lors d’une compétition, mais d’un simple voyage pour aller chercher des personnalités.

 

Albiana : Marseille, Bastia, Olmeta... Les hommages et les cérémonies qui marqueront sa disparition furent grandioses et populaires.

 

Scilocca Albertini : Tous les Corses ont tenu à lui rendre les derniers honneurs, à Marseille où ils étaient très nombreux à cette époque et bien sûr à Bastia et Olmeta.

 

Albiana : Quelle place occupe Jean Casale (contemporain de Rolland Garros sauf erreur..) dans l’histoire de l’aéronautique ?

 

Scilocca Albertini : Casale comme Garros était un pionnier. Même si ses records (d’altitude et de vitesse)  peuvent sembler dérisoires de nos jours, ils ont fait progresser l’aviation. Les exploits de Jean Casale sont nombreux, après ce qui fait un héros ou mieux encore un mythe c’est l’histoire, ou plus précisément ceux qui la produise...

 

 

 

 
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 novembre 2007 : Sampiero Sanguinetti
 décembre 2007 : Eliane Aubert-Colombani
 janvier 2008 : Pierre-Jean Luccioni
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