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A faire, à voir
Le musée de la préhistoire corse: Du néolithique ( 6000 à 2500 avant J.C.) au mégalithique, en passant par la civilisation torréenne et la période romaine, toute l’histoire de l’île retracée.
Les mégalithes de Cauria : avec ses menhirs et dolmens, au sur de Sartène sur la route de Bonifacio.
Le fort de Tizzano : Toujours au sud de Sartène par la D48.
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Les environs
Propriano : situé entre Ajaccio et Sartène sur la D55 au creux du golfe du Valinco, Propriano étale le ruban de sa vieille ville entre un mer aux eaux lumineuses et un cirque de collines verdoyantes. Dans l’arrière pays, on compte les principaux sites archéologiques de l’île ( Filitosa, Levie )
Porto Pollo : Situé à une vingtaine de kilomètres de Propriano sur la côte, ce petit village tranquille offre une vue magnifique sur le golfe du Valinco.
Campo Moro : (prendre la N196 direction Propriano à partir de Sartène puis la D121) ce petit village, situé à l’extrême pointe sud du golfe du Valinco, a su rester pittoresque et authentique. Sa plage est très agréable.
La verte vallée du Taravo:
ce n’est pas seulement un joli décor.
Des hommes et des femmes ont façonné son paysage, aussi sûrement que
le fleuve y a tracé son chemin vers la mer. Des artisans, des bergers, des paysans, dont les héritiers sont à rencontrer au hasard d’une route des sens authentiques.
Le Taravo, c’est d’abord un fleuve qui prend sa source au Monte Grosso à près de 1 800 mètres d’altitude et se jette dans le golfe du Valinco, à Porto Pollo, non loin de Propriano. Il a donné son nom à la vallée, l’une des plus vastes de Corse, qu’il traverse dans sa course vers la mer, et où sont implantés une trentaine de villages. De nombreux sites et monuments y attestent de la présence de l’homme depuis des siècles, voire des millénaires, puisque les traces des premiers occupants de cette vallée fertile remontent au néolithique. Et si les statues-menhir armées de Filitosa, les Paladini, évoquent un passé guerrier, d’autres vestiges parlent, eux, d’une longue tradition agro-pastorale. Qui ne s’est pas démentie ni fourvoyée au fil des siècles.
Terre de bergers, d’éleveurs, d’agriculteurs, de vignerons, la vallée du Taravo l’est assurément demeurée. Et quoique ce canton, au regard des statistiques, affiche une démographie faible et vieillissante, il n’en compte pas moins des hommes et des femmes qui s’emploient à perpétuer des traditions et des savoir-faire, dans un souci d’authenticité.
Nombre d’artisans et de producteurs se sont par ailleurs inscrits dans la démarche de « La route des sens authentiques », un concept qui a pour but de faire découvrir non seulement des produits fabriqués dans le respect des usages ancestraux, mais aussi ceux qui les fabriquent et qui acceptent de recevoir le public dans leur atelier ou sur leur exploitation. Entendons-nous bien : il ne s’agit pas là d’un quelconque circuit folklorique accompli au pas de charge, avec arrêts imposés, juste le temps de débarquer de la voiture ou du car, de goûter un morceau de saucisson ou de fromage et de faire clic-clac pour tirer le portrait aux hommes et aux bêtes, avant de rembarquer vite fait, direction la prochaine étape.
Une route des sens authentiques, ce n’est pas un produit standard, clé en mains, à prendre ou à laisser, à faire absolument de A (comme Azilonu) à Z (comme Zicavo). À chacun de composer son itinéraire, en fonction de l’endroit où l’on se trouve, de ses disponibilités et de celles des producteurs et artisans qui, pour les nécessités de leur travail, ne peuvent pas nécessairement recevoir de visites à l’improviste. Il est par exemple possible qu’une bergère soit occupée à mener ses bêtes en transhumance : c’est ça aussi, l’authenticité… Un coup de téléphone permettra de vous éviter une déconvenue en arrêtant le jour de votre visite, à l’occasion de laquelle il vous sera réservé un accueil chaleureux. Puis, laissez-vous guider avant tout par vos goûts et centres d’intérêts. La seule route des sens authentiques qui vaille, c’est celle que vous composerez vous-même. Tout au plus peut-on vous proposer quelques jalons… Vous êtes par exemple curieux de savoir ce que la charcuterie corse a de si particulier ? Rendez-vous donc à Zevaco, chez Nadia et Angeot Andreucci qui, outre une cochonnaille fermière, vendue exclusivement sur leur exploitation (à l’exception de leurs terrines) produisent également des châtaignes que Nadia, fameuse cuisinière, met à l’honneur dans nombre des plats servis dans sa ferme-auberge. Qui s’appelle tout simplement U Taravu et où elle valorise avec maestria toutes les productions de sa ferme. Sa soupe paysanne mijotée des heures durant, et qui n’est que le prélude d’un repas d’anthologie, s’apprécie y compris au plus chaud de l’été. Vous pouvez également, à Zevaco, rencontrer Dominique Poggi qui, à côté des porcs, élève des bovins et donc va non seulement vous présenter sa charcuterie, mais encore vous parler de la viande de veau corse, issue d’animaux élevés sous la mère, en pleine nature, et non en batterie. Ça vous permettra aussi de constater que les vaches corses ne sont pas toutes virtuelles, bien loin s’en faut. Et si d’aventure, vous souhaitez terminer sur une note sucrée, restez au village pour une visite chez Véronique Leoni, dans sa Casa di a castagna (la maison de la châtaigne) où elle confectionne depuis plus de dix ans des confitures à base de ce fruit ainsi que des marrons glacés ; le tout exclusivement avec des produits de la région si parfumés. Et si vous pensiez que les châtaignes et les marrons poussaient les unes sur des châtaigniers, les autres sur des marronniers, elle saura vous expliquer, bien mieux que nous, ce qu’il en est vraiment. Imaginons, cette fois, que vous êtes de ceux pour qui le repas le plus important de la journée est celui du matin. Faites donc un saut à Petreto Bicchisano. Il y a dix ans, Virginie Vellutini, technicienne supérieure en agriculture, y créait son exploitation, Biortu, et se lançait ainsi dans la fabrication de confitures bio extra, issues des fruits de ses vergers : des grands classiques comme la fraise, l’abricot, la prune ; des plus inattendus comme la tomate, la figue-poire, le myrte, le cédrat ou le kumquat. Du reste, Virginie Vellutini étant membre du réseau Bienvenue à la Ferme, vous pouvez vous organiser pour prendre votre petit-déjeuner dans son domaine.
La confiture, c’est bien, mais les biscuits, c’est bon aussi : toujours à Petreto Bicchisano, les canistrelli de Didier Ettori, fabriqués selon des recettes traditionnelles, seront parfaits avec thé ou café. Et si pour vous, le petit déj’ tire plus volontiers sur le brunch, alors, pour la note salée, il y a, à quelques mètres à peine, la coopérative fromagère « U Taravu ». Elle a été créée en 1979 et transforme le lait apporté par une douzaine d’éleveurs ovins et caprins. On y produit un fromage de type sartenais, à croûte fleurie, du brocciu, ainsi que la tomme, à pâte pressée, à base de laits de brebis et de chèvre. À quelques kilomètres de là, à Grosseto-Prugna, au hameau de Vignale, la famille Giannesini élève des brebis depuis plusieurs générations. Ici, si la fromagerie familiale répond aux normes les plus strictes, on y maintient malgré tout la tradition. Et c’est à cheval que les Giannesini conduisent leur troupeau en estive, à plus de 2000 mètres d’altitude.
Vous avez trouvé votre saucisson si agréable pour un casse-croûte, mains vousn’avez rien pour le trancher. Direction Serra di Ferro, qu’on pourrait traduire par « la colline du fer ». Le hasard, parfois… Car c’est là que Franck Thomas a installé l’atelier du Lotus, une coutellerie où il fait ronfler le feu de sa forge, fabriquant, entre autres, de très beaux couteaux de berger traditionnels. Du fer à l’or, mais un or liquide, quelques kilomètres à parcourir pour gagner Filitosa, et le Moulin de Sardella qu’Étienne Andreani dirige de main de maître. Cet ancien artisan du bâtiment a choisi un jour de reprendre l’activité familiale – et c’est heureux, car il apporte aux soins de son oliveraie comme à l’élaboration de son huile une exigence de qualité presque maniaque. Qui vaut à ses produits d’être régulièrement primés. Envie de prendre un pot, à présent ? On vous prend au mot : à Filitosa, toujours, vous trouverez l’atelier Terra e Focu (terre et feu) de Jean-Claude Mondoloni, originaire d’un village voisin, Palneca où il a également un atelier, et qui travaille à former de nouveaux artisans au métier de la poterie qui est le sien depuis plus de trente ans.
Quelques rencontres, au hasard de la route des sens authentiques du Taravo. Et qui ne suffisent pas à résumer cette balade à faire en toute liberté, au hasard des envies, au gré de la curiosité. C’est désormais à vous d’écrire la vôtre.
• À travers des foires rurales à thèmes. Et des « Routes des sens authentiques ». Selon votre point de départ, la saison que vous choisissez, que vous disposiez de quelques heures ou de quelques jours, vous avez la possibilité d’organiser votre itinéraire librement. Pour regarder, écouter, toucher, sentir et déguster d’authentiques produits du terroir, en profitant de nombreuses possibilités d’hébergement et de restauration, chez des professionnels qui se sont engagés tant sur la qualité que sur l’accueil qui vous sera réservé. Cette « route des sens » fait l’objet d’un brochure détaillée (carte, adresses, sites à visiter, loisirs), diffusées gracieusement par le CREPAC
Coordonnées :
à Ajaccio, Maison de l’agriculture, 19 avenue Noël-Franchini, Tél. 04 95 23 51 81 ;
à Bastia, Maison de l’agriculture,15, avenue Jean-Zuccarelli Tél. 04 95 34 02 41
• « La Route des saveurs authentiques » du Taravo est aussi l’occasion de découvrir des sites qui témoignent de la riche histoire de cette vallée (centres mégalithiques, chapelles romanes, anciennes stations thermales, etc.) ainsi que les possibilités qu’elle offre en termes de loisirs de pleine nature (randonnée, sports équestres ou d’eau vive.). Le Taravo est aussi le cadre de la foire du tourisme agricole qui se déroule en août, à Filitosa : dégustation de produits, démonstrations de savoir-faire, (poterie, forge, vannerie, sculpture sur bois), animations musicales, promenades à dos-d’âne ou de cheval.
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Les balades
Pour une ballade culturelle (et sans difficulté), bien sûr, il faut aller voir les alignements de menhirs de Cauria et de Pagliaju. En deux heures, on peut de Sartène faire cette visite des sites préhistoriques corses les plus célèbres. ( voir aussi le site de Filitosa au nord de Propriano). Mais si aime la ballade sportive, il faut aller voir « l’Uomo di Cagna » à 1217 m d’altitude. Environ 5h00 de randonnée mais pas de grosses difficulté si ce n’est l’ascension finale. Il faut au départ de Sartène, prendre la route de Bonifacio (N196) jusqu'à Monaccia d’Aullène et Gianuccio, un petit village d’où part un chemin dans le maquis. On traverse un ruisseau, un col, une crête (végétation aride) et le lieu-dit Bocca di Favalettu pour arriver à cette bizarre structure, un amas de rochers de granit d’où émerge « l’Uomo di Cagna » qui semble regarder la mer : un énorme rocher lisse tenant en équilibre sur un autre qui lui sert de socle. A quand la chute ? Arrivé ici, le randonneur peut dans une vision panoramique contempler le sud ouest de l’île ( la Valinco), la plaine et la baie de Figari au sud et les montagnes de l’Alta Rocca au nord et à l’est.
On peut aussi si on préfère rester en voiture prendre la route du monte Rosso et de la montagne de Cagna, une barre rocheuse impressionnante. En passant le col du village de Suara, on atteint le village de Mola. Belle vue sur Sartène et le Valinco. (D50 à 9 Kms de la ville). Si on continue la route, on aperçoit les ruines d’un château, celui de Baracci.
On peut aussi se rendre à Castello d’Alo, un éperon rocheux sur lequel un monument datant de l’age du bronze (1700 avant J.C.) a été élevé. |
Quitter Sartène
En Voiture :
Pour Bonifacio : la N196
Pour Propriano, Ajaccio : la N196
Pour Levie, Porto Vecchio ou Solenzara : la D69 puis la D268 jusqu’à Zonza, continuer la D268 pour rejoindre Solenzara ou prendre la D368 pour rejoindre Porto Vecchio
En Bateau :
Des départs pour Marseille à partir du port de Propriano |
Carte
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Randonnées
CAPO DI MURO ET LA TOUR DE CACAO
Référence : carte Top 25 4154 OT Propriano.
Temps aller-retour : 5 heures.
Niveau : facile. Cependant, ne jamais quitter le tracé (ce qui serait le meilleur moyen de se perdre dans le maquis). 3 litres d’eau par personne. Baignade possible à la chapelle (pas de plage, mais des rochers).
Départ au bout de la route en goudron, au lieu-dit « Cascionu ». Garder la piste en crête jusqu’au lieu-dit « Chiappa Rossa ». Là, sur la droite, un sentier qui vient d’être tracé vous mènera à la tour de Cacao. Très belle vue sur le golfe d’Ajaccio et les îles Sanguinaires. Au loin, le Cinto. Plus près, Piscia Rossa, les vallées de la Gravona et du Prunelli. Et, à vos pieds, la baie de Cacao, connue pour son épave romaine, mais aussi pour l’abri qu’elle offre par temps de libecciu (vent de sud-ouest). Revenir vers la maison restaurée (par le conservatoire du littoral) et, en gardant la crête vers l’ouest, vous arriverez à la chapelle de Capo di Muro. À visiter pour ses ex-voto. Baignade possible mais attention aux oursins !
Vers le sud-ouest, parfois, lorsque le temps est très clair, on aperçoit l’île sarde de l’Azinara (interdite d’accès à cause de son pénitencier) à environ 90 km.
Le retour par le bord de mer, côte sud de Capo di Muro, vous permettra de découvrir le maquis classique enrichi cependant de genévriers de Phénicie avec leurs petits fruits marron (non comestibles). Mais la découverte la plus attractive reste les rochers de granit sculptés par les taffoni (nom scientifique donné à ces rochers creusés par l’érosion), dont le plus spectaculaire est monte Biancu. De là, remontez à votre lieu de départ.
Flore > L’arbousier qui attire le papillon Jason (qui lui est inféodé : il ne pond que sur cet arbuste). Les cistes avec leur parasite : le cytinet. Les euphorbes avec la chenille du papillon Sphinx. Plantations de pins et d’eucalyptus. Lavande. Salsepareille (toxique pour l’homme, mais très appréciée des… Schtroumpfs). Genévrier de Phénicie.
Faune > Maquis dense, c’est le royaume des sangliers. Mais, attention aux couleuvres (dont la morsure n’est pas venimeuse) dans les endroits surchauffés. On y trouve aussi la tortue de Herman. Au-dessus de l’eau, vous pouvez apercevoir cormorans, goélands, mais aussi puffins cendrés et puffins des Anglais. Au-dessus de la terre, perdrix, buse, milan et la rare Hupe d’Égypte (en migration) sauront attirer votre attention. Toutes sortes de papillons. La cicadelle, insecte dont on peut apercevoir la trace blanche qu’elle laisse – uniquement – sur les branches du ciste. Les cigales que vous entendrez chanter par fortes chaleurs.
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| Conseil de lecture (Cartes, guides, découverte, ...) |
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